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Mise à jour: 2018/11/11
 


 
 

 
 
 

 
 

 
INSTALLATION DES NICHOIRS POUR LES MERLES-BLEUS DE L'EST 
Peu d'espèces d'oiseaux suscitent autant de passion chez les ornithologues amateurs que le Merle-bleu de l'Est à cause de son plumage coloré et de son chant mélodieux.
Le Merle-bleu de l'Est est un des premiers oiseaux migrateurs à nous revenir au printemps. Certains oiseaux arrivent dans le sud du Québec dès la mi-mars ou le début d'avril. Les mâles arrivent en premier, ils prennent alors possession d'un territoire et y attirent une femelle.
Le  Merle-bleu fréquente particulièrement les champs abandonnés au sol sablonneux ainsi que les gazons, les terrains vagues et les prés herbeux et secs. Les criquets, grillons et sauterelles y abondent et leur servent de nourriture. La présence d'arbustes (cerisiers, amélanchiers, bleuetiers) en marge de ces milieux ouverts ou d'un plan d'eau augmente la possibilité d'une nidification.
Le Merle-bleu de l'Est fait son nid dans une cavité un trou d'arbre, de poteau de clôture ou de téléphone, un trou de pic ou un nichoir artificiel. Les oiseaux nichent à plus d'une centaine de mètres les uns des autres.
Le nid possède un diamètre de 6 à 15 centimètres.Il prend la forme d'une assiette d'herbes fines, d'aiguilles de pins, de tiges d'herbes folles et de petites brindilles.L'intérieur est recouvert d'herbes plus fines et plus rarement de poils et de plumes. Il arrive que la femelle tapisse plusieurs cavités avant d'en choisir une. S'il fait froid elle interrompt les travaux tant que la température n'est pas redevenue clémente.
La femelle est la seule responsable de la construction du nid et de l'incubation des oeufs. Ceux-ci sont au nombre de 4 à 6 de couleur bleu ou blanc sans tache. Les Merles-bleus peuvent avoir deux nichées par année. Les oisillons sont nourris par les deux parents. Il arrive que les jeunes d'une première couvée participent à l'alimentation de la couvée suivante.
Au Québec, comme ailleurs dans le nord-est de l'Amérique, les effectifs du Merle-bleu de l'Est étaient probablement à leur plus bas à la fin des années1970. On le considérait d'ailleurs comme un nicheur migrateur occasionnel au sud de 47e parallèle et rare au-delà de celui-ci. En 1984, il a été désigné comme espèce vulnérable par le Comité sur le statut des espèces menacées de disparition au Canada.
Les raisons invoquées pour la baisse des effectifs sont les suivantes:
  • L'espèce est très sensible aux périodes de froid, de verglas ou de neige qui persistent plusieurs jours, soit lors des tempêtes tardives dans les aires de nidification;
  • La diminution du nombre de cavités propices à la nidification;
  • L'abattage des branches et des arbres morts;
  • La transformation des pratiques agricoles (par exemple le remplacement des clôtures de cèdre par des clotures métalliques) ont réduit le nombre de cavités et augmenté la compétition entre les différentes espèces qui y contruisent leur nid;
  • Le Moineau domestique et l'Étourneau sansonnet sont les espèces qui disputent le plus souvent des cavités au Merle-bleu de l'Est et qui l'évincent régulièrement de son nid.
La crainte que le nombre d'oiseaux de cette espèce décline encore plus, pousse plusieurs individus à s'impliquer afin que ce bel oiseau bleu ne disparaisse pas de façon difinitive. C'est aux États-Unis qu'un premier geste est posé. Un amant de la nature, le docteur Larry Zeleny, aidé de plusieurs scouts de sa région, décide d'installer des circuits de nichoirs attirant spécifiquement des Merles-bleus de l'Est. Cette initiative est une réussite stupéfiante.Cette idée inspire André Dion, ornithologue qui instaure à Saint-Placide la première piste québéquoise de Merles-bleus de l'Est.
Fondée en 1929, la société linnéenne du Québec s'est fixée pour but de promouvoir les sciences naturelles, l'éducation relative à l'environnement ainsi que la conservation de la nature. Elle installe 3 038 nichoirs artificiels en 1991:
  • 33% soit 1 012 nichoirs sont libres;
  • 45% soit 1 369 nichoirs sont occupés par l'Hirondelle bicolore;
  • 14% soit 423 nichoirs sont occupés par le Merle-bleu de l'Est
  • 1.3% soit 41 nichoirs sont occupés par le Troglodyte familier;
  • 0.9% soit 27 nichoirs sont occupés par le Moineau domestique.

Source: Les oiseaux nicheurs du Québec 1995

Grâce aux sentiers de Merle-bleus établis au Canada et aux États-Unis, résultat d'une campagne intensive, l'espéce augmente en nombre.
Toutefois le nombre de nichoirs est encore insuffisant et le Mouvement Écologique Mathalois (MEM) voulait apporter une contribution valable à la préservation de cette magnifique espèce en participant à ce projet.
Au printemps 2012, Michel Brissette et Bernard Asselin fabriquent des nichoirs utilisant du bois de recyclage.
La migration de cette espèce a lieu entre le 22 mars et le 2 avril. Le 22 mars 2012, 54 nichoirs sont installés le long des rangs St-Guillaume, St-François, Ste-Louise, Sacré-Coeur et St-Pierre. Les nichoirs sont installés à 3 et 5 pieds de hauteur et d'au moins 300 pieds de distance.
Bernad Asselin et Claire Gauvreau ont effectué des visites aux nichoirs les 8 juin, 22 juin, 8 juillet et 3 août. Ils ont rempli les fiches de nidification pour chacun des nichoirs.
L'achat d'une caméra permettra bientôt de visualiser la vie au nid tout en diminuant le stress pour la nichée.
Les observations aux 54 nichoirs ont révélé les résultats suivant:
  • 59.2% soit 32 nichoirs possédaient un nid ou un début de nid 
  • 40.7% soit 22 nichoirs sont demeurés libres;
  • 20.3% soit 11 nichoirs sont occupés par des Merles-bleus avec 44 oisillons;
  • 18% soit deux couples de Merles-bleus ont eu une deuxième nichée;
  • 9.2% soit 5 nichoirs sont occupés par les Hirondelles bicolores avec 12 oisillons.
Fier de ces résultas, le Mouvement Écologique Mathalois poursuit sa lancée au printemps 2013 et prévoit poser les actions suivantes:
  • La modification des nichoirs existants, en perforant le toît afin de faciliter l'introduction de la caméra et diminuer le temps de l'intrusion. ce trou sera obturé par un bouchon de liège après chaque visite;
  • Le déplacement des nichoirs non occupés dans un environnement plus adéquat;
  • L'augmentation du nombre de nichoirs sur la piste mathaloise;
  • L'installation d'un autre sentier de Merles-bleus en périphérie de Joliette.

Le MEM espère que d'autres mouvements dans Lanaudière emboiteront le pas et que le Merle-bleu deviendra un symbole de fierté pour notre région.

 
 
 

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
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